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Publié le 06-06-2019

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Investissement durable ? Vous participez via AG !

L’investissement durable est un sujet d’actualité, et c’est parfaitement logique. Et dans ce domaine, le monde de l’assurance n’est pas à la traîne. Notre Sustainable & Responsible Investing Officer Bernadette Migisha Kamanzi et notre CIO Wim Vermeir nous expliquent ce que le secteur, et en particulier AG, ont déjà mis en place.

Qu’entend-on par ‘sustainable & responsible investing’ ou investissement durable ?

Bernadette: Pour les gestionnaires de fonds, l’investissement durable implique d’éviter de baser leur stratégie de placement uniquement sur des paramètres financiers mais de tenir également compte d’aspects environnementaux et sociaux, ainsi que de la gouvernance des entreprises ou institutions. Le tout dans l’optique de mieux maîtriser les risques et d’enregistrer des rendements durables à plus long terme. Cette définition est tirée des UNPRI, les Principes des Nations Unies pour l’Investissement Responsable, qu’AG a ratifiés.

Il s’agit plus exactement de critères ESG : Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance. Parmi les exemples, on peut citer le niveau de pollution atmosphérique d’une entreprise, le respect des droits de l’homme et des enfants, ou encore les mesures de prévention en matière de fraude. Ne vous focalisez donc pas uniquement sur l’environnement et le climat comme le font les médias et le monde politique depuis quelques mois, l’investissement durable et responsable va bien au-delà.  

 

Que fait AG pour investir durablement ?

Bernadette: AG est un investisseur orienté vers le long terme. À ce titre, nous avons déjà pris de nombreuses initiatives depuis 2007 en matière d’investissement durable. Nous respectons bien entendu les exclusions imposées légalement. Nous n’investissons donc pas dans des pays frappés par des sanctions internationales, ni dans les armes controversées, comme le précise la législation belge. Nous souhaitons également éviter les financements qui passent par des ‘paradis fiscaux’. Plus récemment, nous avons également ajouté les armes, l’industrie du tabac et le charbon à nos exclusions. 

Depuis cette année, nous allons encore plus loin : AG Insurance et AG Employee Benefits intègrent les critères ESG dans toutes leurs décisions d’investissement, tant en branche 21 que 23. La signature des UNPRI est une autre preuve tangible de cet engagement. 

 

La signature des UNPRI s’inscrit donc dans le prolongement des valeurs d’AG Insurance ?

Wim: Effectivement, les UNPRI reflètent l’ADN d’AG. L’avantage des UNPRI, c’est que nous devons chaque année montrer ce que nous avons réalisé. Au-delà des paroles, ce sont donc les actes qui comptent. De plus, ces critères deviennent chaque année de plus en plus stricts.

Bernadette: La signature des UNPRI permet également de disposer d’un cadre transparent. Nos gestionnaires internes tiennent compte des directives et nos gestionnaires externes doivent eux aussi avoir ratifié les UNPRI et les respecter dans la pratique. Nous travaillons donc exclusivement avec des gestionnaires sensibles aux aspects ESG et qui les prennent en considération au moment de choisir les investissements appropriés, afin que nos clients puissent eux aussi en profiter.

 

Comment se déroule l’évaluation des critères ESG dans la pratique ?

Bernadette: Pour pouvoir intégrer les facteurs ESG, il est important d’avoir une idée précise de ces différents éléments. C’est pourquoi nous collaborons avec un partenaire international indépendant qui nous fournit les données ESG spécifiques dont nous avons besoin. Si une entreprise fait l’objet d’une controverse, cette information fait surface et nous en sommes informés. D’autre part, nos propres gestionnaires collectent eux aussi toutes les informations nécessaires pour prendre une décision bien étayée. Songez notamment au suivi des communiqués de presse et des analyses financières indépendantes, mais aussi aux rencontres avec les entreprises proprement dites.

 

Les données financières et ESG sont donc intégrées et analysées conjointement afin de prendre une décision sur l’opportunité d’investir ?

Bernadette: Tout à fait. Le gestionnaire doit tenir compte des deux facettes. Nous intégrons le score ESG dans nos analyses et nous comparons avec notre propre benchmark. Si l’entreprise obtient un bon score, le gestionnaire peut investir. Si elle n’atteint pas la note minimale, il a le droit d’investir dans cette entreprise mais il doit justifier ce choix et le faire valider par un Comité ESG. Cette stratégie doit permettre d’intégrer dans notre portefeuille d’investissement des entreprises qui n’affichaient pas un bon bilan par le passé mais qui déploient clairement des efforts pour s’améliorer. Ce qui est parfaitement logique : en tant qu’assureur, nous devons regarder et miser sur le long terme.
 

Cela signifie-t-il que nos fonds sont aussi ‘durables’ ?

Wim: Oui, les primes et les réserves sont investies de manière durable, en branche 21 comme en branche 23. Nous intégrons les facteurs ESG à l’ensemble de notre portefeuille, ce qui n’est rien d’autre qu’une question de bon sens. Je pense que tout le monde s’accordera à dire que si on investit dans une entreprise de production de charbon, il faut aussi tenir compte des risques que ce choix implique à long terme pour le remboursement d’une obligation à 15 ans par exemple. D’autre part, nous n’investissons plus dans certains secteurs parce que nous estimons qu’ils ne nous correspondent pas en termes de risques à long terme et de réputation, comme le tabac et l’armement. 
 

Une question que de nombreux lecteurs se posent : les investissements durables peuvent-ils aller de pair avec des rendements élevés ?

Wim: Auparavant, l’intégration de facteurs ESG présentait un certain risque puisqu’on ne disposait que d’un choix d’investissements restreint. Avec la popularité croissante de cette thématique et la hausse de la demande d’investissements durables, nous disposons aujourd’hui de bien plus de données. Selon moi, les différences seront minimes à long terme, voire positives. C’est aussi ce que montrent les études. Il n’est donc pas question de devoir choisir entre l’un ou l’autre : opter pour l’investissement durable, c’est combiner quête de durabilité et quête de rendement.
 

Dernière question : l’investissement durable n’est-il pas une tendance éphémère ?

Bernadette: L’attention dont bénéficie la durabilité n’est pas subitement tombée du ciel. Certains acteurs du secteur de l’assurance, comme AG, s’y intéressent depuis plus de 10 ans déjà. Malgré tout, on constate que le législateur a dû quelque peu combler son retard. Depuis 2015, des initiatives européennes ont été adoptées et des traités internationaux ont été ratifiés dans ce domaine, et en 2018, la Commission européenne a lancé un plan d’action pour le développement d’une économie plus durable.

En Belgique également, le sujet capte l’attention. La Banque nationale de Belgique souhaite par exemple faciliter la transition vers une économie à plus faible émission de carbone et demande l’intégration des risques climatiques dans la gestion des risques. D’autre part, l’organe représentatif du secteur bancaire, Febelfin, a décidé de créer un label de durabilité pour les produits financiers qui intègrent des éléments ESG spécifiques, et auquel les distributeurs et producteurs de solutions financiers sont libres d’adhérer.

Wim: Cela montre clairement l’importance croissante de cette thématique. La conclusion est simple : tous les investisseurs doivent s’intéresser à la durabilité !

 

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