AG adapte son portefeuille d’investissement - AG Employee Benefits

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Les explications de Wim Vermeir concernant la diversification du portefeuille d’investissement d’AG.

Publié le 23-06-2021

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Comment AG adapte sa stratégie d’investissement face aux taux d’intérêt bas ?

Le vaccin contre le COVID-19 se généralise dans la plupart des pays du globe. Les investisseurs y voient une lueur d'espoir face aux taux d'intérêt toujours aussi bas. Dans ce contexte, AG cherche sans cesse à diversifier son portefeuille d'investissement afin d'augmenter son potentiel de rendement. Nous en avons discuté avec Wim Vermeir, Chief Investment Officer chez AG, pour en savoir plus sur les stratégies de diversification de la compagnie.


Dans les grandes lignes, quelle est la situation économique actuelle ?

Nous avons connu une grande crise mondiale à cause de la pandémie du COVID-19, et cela a provoqué énormément d'incertitudes dans l'économie et les marchés financiers. Les banques centrales ont baissé les taux d'une manière exceptionnelle afin de soutenir et de stimuler l'économie, et les gouvernements ont également dû intervenir pour aider les entreprises et leurs employés. Cependant, nous voyons que cela commence à aller mieux pour la grande partie de la population et de l'économie en général. Celle-ci tourne pour l'instant à 95 % de son niveau normal, notamment grâce au fait que les grandes entreprises fonctionnent en télétravail quasi à plein temps. Par contre, il y a toujours un vrai problème dans les secteurs du tourisme, de la culture et de l'Horeca pour ne citer qu'eux. Mais en globalité, l'économie fonctionne à nouveau bien, et cela se traduit notamment par une légère montée des taux.

Comment expliquez-vous que les taux commencent à bouger ?

La reprise économique va encore s'accélérer parce que la vaccination a fait son entrée en jeu. Nous pouvons donc parler d'une crise temporaire, certes qui n'est pas finie, mais l'essentiel est que l'économie ait survécu et que la situation économique semble être maitrisée. Il y a de l'optimisme concernant les marchés financiers, dès lors les taux montent légèrement. Certaines personnes parlent même, pour le moment, d'un retour de l'inflation, et ce pour trois raisons : le prix des matières premières remonte parce que le choc et les sentiments négatifs qui régnaient sur l'économie sont passés, certains systèmes logistiques de l'économie n'arrivent, pour l'instant, pas à suivre la reprise économique qui est plus forte qu'attendue et nous allons rejouer le jeu de la consommation dans les restaurants qui ont augmenté leurs prix suite à la crise. Pour ces trois raisons, les prix augmentent, ce qui crée un effet d'inflation temporaire et fait monter les taux.

Envisagez-vous une hausse des taux d'intérêt sur le long terme ?

Non je ne pense pas que cette légère augmentation des taux soit structurelle. Nous estimons que c'est un phénomène temporaire car il n'est pas encore question d'une augmentation des salaires. Celle-ci est le moteur de l'inflation fondamentale, et nous ne le voyons - pas encore – certainement pas en Europe. La petite inflation est en fait normale puisque nous étions en situation d'inflation très basse, avec même un risque de déflation. Cependant, cela ne change pas la vision à long terme.


Quelles sont justement vos prévisions pour l'avenir ?

​Certes, la croissance économique reprend rapidement mais va, par après, se stabiliser à des niveaux plus bas. L'inflation sera temporaire et non structurelle même si les gouvernements dépensent à l'heure actuelle plus que pendant la période d'austérité. Je pense que nous allons aussi rester dans une situation de taux d'intérêt bas sur le long terme. Ceux-ci seront un peu plus hauts que pendant la crise de 2020 mais l'augmentation restera modérée.

Par contre, si nous voyons que l'inflation arrive jusqu'aux salaires, alors nous pourrons parler d'inflation structurelle et cela aura un impact sur nos prévisions. Nous allons suivre ces évolutions de près.

« L’économie tourne pour le moment à 95 % de son niveau normal, notamment grâce au fait que les grandes entreprises fonctionnent en télétravail quasi à plein temps. »

Comment AG s'adapte-t-elle à cette situation de taux d'intérêt bas ?

Certes, un environnement économique avec des taux d'intérêt bas rend notre tâche plus challenging que jamais. Cependant, nous disposons de deux avantages majeurs : nos engagements à long terme et le fait que ceux-ci soient prévisibles. Cela nous permet d'investir pendant la même durée - le cash-flow matching – et d'opter pour des placements moins liquides, c'est-à-dire des placements que nous ne pouvons pas vendre avant leur échéance prévue.

Pouvez-vous être plus spécifique concernant ces « alternatives moins liquides » ?

Chez AG, nous cherchons en effet des alternatives complémentaires aux obligations d'Etat - après tout les banques centrales achètent des obligations d'Etat afin d'injecter cet argent dans l'économie : cela s'appelle le quantitative easing (l'assouplissement quantitatif). Nous cherchons toujours des investissements plus attrayants que ces obligations d'Etat afin de pouvoir diversifier leur portefeuille et obtenir des rendements plus intéressants.

Les alternatives que nous mettons en place restent bien sûr assez défensives avec un profil de risque proches des obligations d'Etat.

Dans quelle mesure cette stratégie d'investissement augmente les risques dans le portefeuille d'AG ?

Dans cette stratégie d'investissement illiquide, il n'y a pas vraiment de risque à proprement parlé. Ce genre d'actifs ne constituent pas un réel risque d'illiquidité pour nous car nous travaillons toujours avec le cash-flow matching. C'est-à-dire que nous achetons des actifs pour répondre à nos obligations. Tant que ce que nous achetons reste en ligne avec nos garanties, et tant que nos garanties sont autant liquides/moins liquides que nos actifs, il n'y a aucun problème.

Nos garanties sont très stables, nous pouvons dès lors investir dans des actifs un peu moins liquides de bonne qualité, qui représentent environ 25 % de notre portefeuille. Le but est de garder une stratégie d'investissement durable et stable sur le long terme, tout en recherchant l'investissement le plus intéressant.


Concrètement, dans quels genres d'investissement ces actifs illiquides ont-ils lieu ?

Nous investissons dans trois catégories d'actifs moins liquides. Nous investissons parfois en direct dans des initiatives moins liquides avec les régions et les communautés belges. Car en tant que « Supporter de votre vie », nous souhaitons construire ensemble notre société de demain.

Il s'agit par exemple du financement des logements sociaux qui sont garantis par les régions et qui constituent un risque étatique moins liquide. On peut aussi citer les crédits hypothécaires de bonne qualité belges et hollandais qui ont un risque plus élevé que les obligations d'Etat, mais lorsque nous regardons l'historique de ce marché dans le passé, les pertes sont très limitées et nous voyons que les rendements sont plus élevés que les obligations d'Etat. Les rendements plus élevés font plus que compenser cette situation.

Enfin, il y a les infrastructures qui sont une bonne alternative au financement direct de l'Etat puisqu'en fait nous finançons – à hauteur de 2,5 milliards d'euros - des projets d'infrastructures qui sont sponsorisés par l'Etat. Cela peut-être des bâtiments du type école, palais de justice, infrastructure sportive, et même des prisons. Nous investissons aussi dans les infrastructures en matière d'énergie renouvelable - solaire, éolienne. Les infrastructures de transport ne sont pas en reste puisque nous investissons dans les autoroutes, les chemins de fer ou encore le TGV et le tram à Liège. Enfin, nous travaillons de plus en plus sur la connexion digitale avec des projets de fibre pour améliorer la puissance du réseau internet, surtout en France et en Espagne.

« Nos garanties sont très stables. Cette prévisibilité nous permet également d'investir dans des actifs un peu moins liquides - 25 % de notre portefeuille - de bonne qualité. »

AG est donc toujours bien impliquée dans les investissements durables…

Exactement, nous mettons encore et toujours l'accent sur l'approche durable de nos investissements. L'Europe a compris qu'il faut stimule​r les investissements durables qui ont un impact positif pour notre planète. C'est pourquoi l'Europe est en train de faire son Green deal - énergie renouvelable –  mais aussi son Digital deal – connexion digitale de haute qualité. Dans ces deux approches, AG souhaite ajouter une dimension sociale afin d'être les « meilleurs supporters de votre vie » possible. C'est pourquoi nous investissons dans les logements sociaux, par exemple.


AG assure une méthode d'investissement solide derrière ses produits en branche 21. Existe-t-il d’autres possibilités de financement pour l’assurance de groupe ? 

Il faut savoir que nous investissons de manière optimale en branche 21 et que nous disposons d'une très bonne offre. Cependant, nous cherchons toujours des alternatives aux obligations à 0 % même si nous aurons de bons résultats. 

Avec les taux qui sont tellement bas, une bonne option consiste à opter pour un investissement "hybride", à savoir dans la branche 21 mais qui est complétée par une partie dans la branche 23. Ceci est plus risqué mais le potentiel de rendement à long terme est évidemment plus élevé. Il s'agirait d'une combinaison entre un investissement en branche 21 qui est sans risque et un élément de risque en branche 23 pour augmenter le potentiel de rendement. Je pense que cette combinaison est une alternative qui fait sens dans le contexte économique actuel.